LE SYNDROME DE PRADER WILLI

Le Syndrome de Prader-Willi
La maladie
Qu'est-ce que le syndrome de Prader-Willi ?

Le syndrome de Prader-Willi (SPW) est une maladie génétique qui se caractérise par une diminution du tonus musculaire (hypotonie) et des difficultés à s'alimenter jusqu'à l'âge de deux ans puis par une prise excessive d'aliments (hyperphagie) évoluant vers l'obésité. Des difficultés d'apprentissage et des troubles du comportement sont également présents. La sévérité des manifestations varie beaucoup d'un enfant à l'autre.
Combien de personnes sont atteintes de ce syndrome ?

La prévalence (nombre de cas dans une population donnée à un moment donné) du SPW est estimée de 1 sur 20 000 à 1 sur 30 000.
Qui peut en être atteint ? Est-il présent partout en France et dans le monde ?

La maladie est présente dès la naissance et touche indifféremment les enfants des deux sexes, quelle que soit leur origine géographique.
A quoi est-il dû ?

Le Syndrome Prader Willy est due à l'absence ou la perte de fonction de gènes situés dans une région du chromosome 15 paternel. Cette région, appelée 15q11-q13, est soumise à ce que l'on appelle le phénomène d'empreinte parentale : les gènes situés dans la région q11-q13 remplissent différemment leur fonction selon qu'ils sont situés sur le chromosome hérité du père ou de la mère. Or, dans le SPW les gènes d'origine paternelle situés dans cette région ne sont pas fonctionnels. Plusieurs mécanismes expliquent l'absence de fonctions (on dit « d'expression » des gènes paternels :
- Dans 70% des cas, elle est due à la perte (délétion) d'un petit fragment du chromosome 15 hérité du père (microdélétion 15q11-q13). Dans environ 1 à 2% des cas, cette délétion concerne une région particulière du chromosome 15 appelée centre de l'empreinte (anomalie d'empreinte). Cette région joue un rôle important dans le mécanisme d'empreinte parentale qui rend les gènes de la région 15q11-q13 actifs ou inactifs.
- Dans 25 à 30% des cas, le malade a deux copies du chromosome 15 provenant de la mère (disomie uniparentale), au lieu d'en avoir de chaque parent et n'a donc pas de région 15q11-q13 d'origine paternelle.
- Dans un très faible nombre de cas (1 à 2%) on retrouve une mutation d'empreinte impliquant cette région du chromosome 15. Il s'agit de microdélétions non détectables en cytogénétique qui affectent un domaine appelé centre de l'empreinte.
Un certain nombre de gènes (au moins 16) de la région 15q11-q13 impliqués dans le SPW sont connus à ce jour. Plusieurs candidats potentiels sont étudiés tels que le gène SNPRPN (pour small nuclear ribonucleoprotein) et le gène Necdine.

La majorité des cas de SPW sont sporadiques ou dits de novo c'est-à-dire que l'apparition de cette affection est la conséquence d'un « accident génétique » : l'enfant est porteur de la maladie alors que ses parents ne sont pas atteints. Les cas familiaux sont très rares.
Est-il contagieux ?

Comme toutes les maladies d'origine génétique, le SPW n'est pas contagieux.
Quelles en sont les manifestations ?

Avant la naissance (période anténatale), certaines manifestations du SPW peuvent être déjà présente : diminution des mouvements du f½tus et troubles de la déglutition avec parfois un excès de liquide amniotique (hydramnios).
Après la naissance, les manifestations du SPW évoluent en deux phases, en fonction de l'âge.

De la naissance à deux ans :
Dès la naissance, les bébés atteints de SPW présentent une diminution importante du tonus musculaire (bébé mou, hypotonie) qui est à l'origine de nombreux problèmes :
- Troubles de la succion et de la déglutition entraînant des difficultés pour se nourrir et donc la plupart du temps une mauvaise prise de poids dans les premiers mois de vie.
- Retard dans l'acquisition de la marche qui se fait en moyenne vers 24 mois.
- Faiblesse des muscles respiratoires à l'origine d'infections respiratoires pendant l'enfance
- Problèmes d'élocution (dysarthrie) et de mastication.

Des traits caractéristiques du visage sont également présents associés à des pieds et des mains plus petits que la moyenne (acromicrie). Cette dernière particularité n'est pas toujours visible à la naissance et peut n'être reconnue que vers l'âge de deux ans.

Après deux ans :
Après l'âge de deux ans, les difficultés pour se nourrir disparaissent mais d'autres problèmes alimentaires les remplacent rapidement : l'enfant atteint de SPW a un appétit excessif et mange trop (hyperphagie). Ceci entraîne une prise de poids trop importante par rapport à la taille conduisant rapidement à une obésité. De plus, les besoins en apports caloriques sont moins importants chez les personnes atteintes de SPW, leur dépense énergétique de base étant diminuée, contribuant également à la prise de poids excessive. Les accès d'hyperphagie sont permanents et incontrôlables. Parfois l'enfant développe toute une stratégie pour accéder à la nourriture et cela peut entrainer un comportement obsessionnel. Il faut donc éviter l'accès à la nourriture.

L'hypotonie musculaire s'améliore généralement dans les premières années de vie mais il persiste une fatigue lors d'efforts physiques et une certaine maladresse pour la réalisation d'actions demandant une précision ou une minutie.

Chez les garçons, les testicules peuvent rester en position abdominale, au lieu de descendre dans les bourses (cryptorchidie) et le pénis est anormalement petit (micropénis). Chez les filles, le clitoris et les petites lèvres sont peu développées, les règles sont retardées, irrégulières et de faible abondance. Un retard de croissance dû à un déficit en hormone de croissance entraîne une petite taille chez les enfants atteints de SPW.

Un déficit intellectuel peut être présent mais reste modéré et extrêmement variable d'un enfant à l'autre. Des difficultés d'apprentissage, d'expression orale sont fréquentes avec des difficultés à articuler.

Des troubles du comportement apparaissent également rapidement : crises de colère brutales, souvent difficiles à contrôler, parfois violentes pour l'entourage ou accompagnées d'une destruction d'objets environnants. Ces accès de colère sont la plupart du temps déclenchés à l'occasion de frustrations mineures, souvent en rapport avec la nourriture (refus à l'accès de nourriture par exemple). Une tendance à être entêtés, à avoir des comportements obsessionnels ou encore des répétitions de mots ou phrases (répétions verbales) caractérisent également les enfants atteints de SPW. Dans 5 à 10% des cas des troubles psychiatriques tels que dépression, psychose, hallucinations apparaissent.

D'autres manifestations du SPW peuvent également être présentes et sont variables d'un individu à l'autre :
- Au niveau osseux, un risque plus élevé de luxation des hanches à la naissance et de déviations de la colonne vertébrale (scoliose et/ou cyphose)
- Au niveau des yeux, un risque plus élevé de myopie (difficulté à voir de loin), de strabisme (l'enfant louche), d'astigmatisme (vision imprécise) ou d'hypermétropie (la vue de près est floue).
- Au niveau de la peau, une tendance à se gratter de façon excessive entraîne des lésions pouvant devenir invalidantes. Une diminution de la sensibilité à la douleur accentue le problème.
- Des problèmes de régulation de la température du corps : fièvres inexpliquées ou au contraire peu de fièvre en cas d'infection.
- Des problèmes de caries plus fréquents que la moyenne.
- Des convulsions, des troubles du cycle du sommeil, des problèmes respiratoires pendant la nuit peuvent également survenir.
Comment expliquer les symptômes ?

De nombreuses manifestations du SPW sont en relation avec un dysfonctionnement de l'hypothalamus, structure située au niveau du cerveau.
L'hypothalamus intervient dans la sensation de faim et de satiété. En effet, le contrôle du poids se fait sous l'intervention d'une hormone secrétée par l'estomac, la ghreline, qui agit au niveau de l'hypothalamus : elle stimule l'appétit et entraîne une augmentation de la prise alimentaire. Chez les personnes atteintes de SPW, on retrouve une augmentation anormale de la quantité de ghreline entraînant une sensation de satiété plus tardive avec une envie de manger plus fréquemment et en plus grande quantité.
Un dysfonctionnement de l'hypothalamus est également impliqué dans le retard de croissance et serait lié à un déficit en hormone de croissance.
L'hypothalamus intervient également dans la régulation des hormones impliquées dans le développement sexuel. Dans le SPW, leur production insuffisante (hypogonadisme) est à l'origine du développement pubertaire incomplet (pénis de petite taille, testicules non descendus, clitoris peu développé et retard de règles).
Enfin, d'autres manifestations du SPW semblent également être en relation avec un dérèglement de l'hypothalamus tels que les troubles de la régulation de la température (thermorégulation), les troubles respiratoires et les troubles du comportement.
Quelle est son évolution ?

A l'âge adulte, l'évolution du SPW est dominée par les troubles du comportement alimentaire et par l'apparition d'une obésité et des complications qui en découlent pouvant menacer l'espérance de vie : diabète, problèmes cardiaques ou vasculaires, problèmes respiratoires. De plus, les troubles psychologiques (colères, anxiété) peuvent être invalidants pour l'insertion socioprofessionnelle.
Par ailleurs, la ménopause est souvent plus précoce, avec son cortège d'ostéoporose et de risque accru de fractures. Si elles sont très fréquentes, elles peuvent parfois aboutir à une perte de la marche car, jusqu'à présent, les adultes n'étaient pas traités par hormones sexuelles substitutives.
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# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:40

LE SYNDROME DE PRADER WILLI

Le Syndrome de Prader-Willi
Cette rubrique est destinée à vous informer sur le syndrome de Prader-Willi. Elle ne se substitue pas à une consultation médicale. Elle a pour but de favoriser le dialogue avec votre médecin. N'hésitez pas à lui faire préciser les points qui ne vous paraîtraient pas suffisamment clairs et à demander des informations supplémentaires sur votre cas particulier. En effet, certaines informations contenues dans cette rubrique peuvent ne pas être adaptées à votre cas : il faut se rappeler que chaque patient est particulier. Seul le médecin peut donner une information individualisée et adaptée.
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# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:39

dans les quelques articles qui vont suivre, il vous sera expliquer un peu la maladie de ma fille

SYNDRÔME DE PRADER WILLI
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# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:38

Nath, je pense avoir trouver un bonheur pour toi ...

Nath, je pense avoir trouver un bonheur pour toi ...
# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:04

tout simplement ...

tout simplement ...
l'image se passe de commentaires, l'amour d'un enfant et de sa maman ...
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# Posté le mercredi 25 juin 2008 14:40